Les jolis profits d’UPM Finlande le seront encore plus en Uruguay.


Mardi 28 mars 2006, GRESEA ASBL, 1621 signes.
Cet article a été visité 108 fois

Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

Version imprimable de cet article Version imprimable

La compagnie finlandaise de fabrication de papier UPM a annoncé à la fin du mois de mars 2006 qu’elle allait supprimer 10 % de sa main d’œuvre, soit 3.600 pertes d’emploi, dont 3.000 en Finlande même. Dans le même temps, UPM a investi la somme de 1,2 milliard de dollars dans une nouvelle usine géante de pulpe à papier installée en Uruguay. Jussi Pesonen, PDG d’UPM a imputé ces licenciements au fait que "dans les quatre dernières années, les profits de la compagnie n’ont même pas atteint les objectifs minimaux". Pesonen s’attend à ce qu’UPM, avec un bénéfice de 9,3 milliards d’euros, deviendra "une entreprise très compétitive" (sic). A l’annonce de la restructuration, les actions de la société ont grimpé de 5.4 % à la bourse Bourse Lieu institutionnel (originellement un café) où se réalisent des échanges de biens, de titres ou d’actifs standardisés. La Bourse de commerce traite les marchandises. La Bourse des valeurs s’occupe des titres d’entreprises (actions, obligations...).
(en anglais : Commodity Market pour la Bourse commerciale, Stock Exchange pour la Bourse des valeurs)
d’Helsinki. Le syndicat finlandais des travailleurs du papier a très durement critiqué la décision d’UPM. La ville de Kuusankoski, située à 140 km au sud-est de la capitale, surnommée "la ville finlandaise du papier", et dont la première usine de pulpe à papier date de 1872, sera la plus durement touchée, avec une perte de 1.158 emplois, ce qui représente plus de 10 % de la main d’œuvre de Kuusankoski. L’office local de l’emploi a estimé que le taux de chômage pourrait avoisiner les 20 % d’ici à la fin de 2006.Le steward en chef des magasins de l’usine Kari Haaraoja, située dans le vieux quartier de la ville, a dit avec raison et comme pour illustrer les désastreuses conséquences sociales attendues de la restructuration : "Personen a tué notre ville."

Source : dépêche IPS du 23 mars 2006.