Le 21 mars 2006, le gouvernement de centre-gauche argentin a décidé d’annuler le contrat de concession (distribution d’eau et services d’égouttage) qui la liait à Aguas Argentinas, société contrôlée par le groupe français Suez, en "renationalisant" ces services au sein d’une nouvelle compagnie baptisée Aguas y Saneamiento Argentina, contrôlée à 90% par l’Etat. Motif ? "Le gouvernement argentin estime que les manquements de la compagnie ont été constants, en affectant des services de base vitaux pour les utilisateurs, et se voit dès lors obligé d’abroger le contrat de concession", dit Julio De Vido, ministre argentin de la Planification Planification Politique économique suivie à travers la définition de plans réguliers, se succédant les uns aux autres. Elle peut être suivie par des firmes privées (comme de grandes multinationales) ou par les pouvoirs publics. Elle peut être centralisée ou décentralisée.
(en anglais : planning)
. En 2005, Suez (qui détient 40 % des parts de la concession aux côtés de la société espagnole Aguas de Barcelonas, 25 %) avait affirmé qu’il renonçait à la concession, après que des pourparlers avec le gouvernement pour élever les tarifs sur l’eau eussent échoués. Entres autres mesures, le gouvernement avait décidé de geler les tarifs à partir de 2002 pour protéger les consommateurs au pire de la crise économique. Ajoutons que de hauts taux de nitrates ont été relevés dans les eaux distribuées par Aguas Argentinas, qui occupe dans le pays 3.800 travailleurs. Toujours selon De Vido, il serait irresponsable de la part de l’Argentine de confier la santé de ses citoyens à une société qui affiche une telle indifférence devant ces problèmes de pollution.

Source : Financial Times 22/03/06.