Histoire de Safran et du spéculateur.


Lundi 19 décembre 2005, GRESEA ASBL, 1652 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Un spéculateur à la tête de Safran ? On peut se poser la question. Safran, pour mémoire, est un groupe industriel français, formé en octobre 2004 par la fusion Fusion Opération consistant à mettre ensemble deux firmes de sorte qu’elles n’en forment plus qu’une.
(en anglais : merger)
des entreprises Snecma (entreprise spécialiste motoriste et d’équipement, propriété de l’Etat français jusqu’à sa privatisation en 2001) et Sagem, société quant à elle spécialisée dans l’électronique. Techspace Aero, de son côté, est cette entreprise aéronautique liégeoise de pointe en aéronautique qui constitue pour ainsi dire le versant belge de Safran : il fait partie intégrante du groupe (Snecma possédait 51% des actions de l’entreprise liégeoise). Mais venons-en à notre petite fable des temps modernes. Le 12 octobre 2005, le groupe Safran publie ses comptes : le titre Titre Morceau de papier qui représente un avoir, soit de propriété (actions), soit de créance à long terme (obligations) ; le titre est échangeable sur un marché financier, comme une Bourse, à un cours boursier déterminé par l’offre et la demande ; il donne droit à un revenu (dividende ou intérêt).
(en anglais : financial security)
chute aussitôt de 7,5% à la Bourse Bourse Lieu institutionnel (originellement un café) où se réalisent des échanges de biens, de titres ou d’actifs standardisés. La Bourse de commerce traite les marchandises. La Bourse des valeurs s’occupe des titres d’entreprises (actions, obligations...).
(en anglais : Commodity Market pour la Bourse commerciale, Stock Exchange pour la Bourse des valeurs)
de Paris vu les résultats plutôt calamiteux de son secteur "téléphonie mobile". Le 27 octobre 2005, le groupe réaffirme haut et fort, malgré des appels du pied des milieux boursiers, qu’il ne se débarrassera pas du secteur "téléphonie mobile". Donc, le titre Titre Morceau de papier qui représente un avoir, soit de propriété (actions), soit de créance à long terme (obligations) ; le titre est échangeable sur un marché financier, comme une Bourse, à un cours boursier déterminé par l’offre et la demande ; il donne droit à un revenu (dividende ou intérêt).
(en anglais : financial security)
rechute. Pas une perte pour tous puisque Béchat, PDG du groupe, décide d’acheter 10.000 titres. Pour ensuite, se confiant au journal allemand Handelsblatt, annoncer qu’il n’exclut pas de céder l’activité liée à la téléphonie mobile. Bien lui en prend, puisque l’action Action Part de capital d’une entreprise. Le revenu en est le dividende. Pour les sociétés cotées en Bourse, l’action a également un cours qui dépend de l’offre et de la demande de cette action à ce moment-là et qui peut être différent de la valeur nominale au moment où l’action a été émise.
(en anglais : share ou equity)
passe aussitôt de 16,20 à 19,16 euros, le 5 décembre 2005. Heu-reux, Bechat ! En un tour de main, sans se fatiguer, il a réalisé un gain de 30.000 euros (3 euros par action Action Part de capital d’une entreprise. Le revenu en est le dividende. Pour les sociétés cotées en Bourse, l’action a également un cours qui dépend de l’offre et de la demande de cette action à ce moment-là et qui peut être différent de la valeur nominale au moment où l’action a été émise.
(en anglais : share ou equity)
). On vit une époque formidable.

Sources : Canard enchaîné 07/12/2005, archives Gresea