Le cigarettier BAT investit en catimini en Corée du Nord.


Dimanche 23 octobre 2005, GRESEA ASBL, 1220 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Le cigarettier British American Tobacco (BAT), deuxième groupe mondial, n’avait guère fait de publicité autour de cette joint-venture, allant jusqu’à omettre son existence dans ses comptes annuels. C’est la presse qui l’a révélé : en septembre 2001, peu avant que Bush n’inscrive la Corée du Nord sur la liste noire des pays de "l’axe du mal", BAT a constitué, en joint venture Joint venture Filiale créée par deux entreprises différentes qui peuvent y détenir des parts tout à fait variables.
(en anglais : joint venture)
avec l’entreprise d’Etat Korea Sogyong Trading Corporation, une unité de fabrication de cigarettes dans la capitale Pyongyang. Elle produit 2 milliards de cigarettes par an et occupe 200 travailleurs. En Grande-Bretagne, l’affaire a fait quelques vaguelettes, le vice-président de la BAT n’étant autre que Kenneth Clarke, le candidat à la présidence du parti conservateur. Mais pas pour cette raison, seulement. Puisque s’y trouvent également associées deux sulfureuses "violations" du politiquement correct. Primo, c’est un cigarettier et, donc, une entreprise qui persiste à vendre un produit attaqué de toute part. Et, secundo, la Corée du Nord. Faire des affaires avec une "dictature", y investir et y créer des emplois, ce n’est pas bien, cela. Pas bien du tout.

Source : Guardian Weekly, 21/10/05