Nestlé, Archer Daniels Midland et Cargill attaquées pour travail des enfants.


Mercredi 28 septembre 2005, GRESEA ASBL, 1050 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Le groupe de défense des droits du travail ILRF a introduit, au nom de trois enfants maliens, une action en justice contre Nestlé, Archer Daniels Midland (25.000 employés, 250 usines) et Cargill (100.000 employés dans 59 pays), trois multinationales de l’alimentation pour avoir importé, contrairement à leurs engagements, du cacao de plantations en Afrique de l’Ouest exploitant le travail des enfants. Les trois enfants maliens auraient été les victimes, au terme de sévices corporels et de mesures de coercition, d’un trafic visant à fournir des plantations de Côte d’Ivoire. Rappelons que, selon un rapport de l’OIT OIT Organisation internationale du Travail : Institution internationale, créée par le Traité de Versailles en 1919 et associée à l’ONU depuis 1946, dans le but de promouvoir l’amélioration des conditions de travail dans le monde. Les États qui la composent y sont représentés par des délégués gouvernementaux, mais également - et sur un pied d’égalité - par des représentants des travailleurs et des employeurs. Elle regroupe actuellement 183 États membres et fonctionne à partir d’un secrétariat appelé Bureau international du travail (BIT). Elle a établi des règles minimales de travail décent comprenant : élimination du travail forcé, suppression du labeur des enfants (en dessous de 12 ans), liberté des pratiques syndicales, non-discrimination à l’embauche et dans le travail… Mais elle dispose de peu de moyens pour faire respecter ce qu’elle décide.
(En anglais : International Labour Organization, ILO)
de 2002, quelque 284.000 enfants sont mis au travail en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Nigeria et au Cameroun. 64% de ceux-ci ont moins de 14 ans et accomplissent des journées de 12 heures d’un travail extrêmement pénible. (Plus d’informations, en anglais, sur le site de l’International Labour Rights Fund, http://www.laborrights.org/).

Source : Financial Times, 25 août 2005.