Rio Tinto envoie ses excavatrices à Madagascar. Désastre écologique ?


Mercredi 31 août 2005, Erik Rydberg, 1371 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Le gouvernement malgache a donné son feu vert à la filiale QIT Madagascar Minerals (dont il détient 20%) de la société minière Rio Tinto, une des plus grande au monde, pour l’ouverture d’une mine gigantesque de quelque 1.000 hectares dans la région Fort Dauphin afin d’extraire, chaque année durant 40 ans, 750.000 tonnes de minerai d’ilménite, un pigment utilisé pour les peintures, le papier et les plastiques. Le projet, qui représente un investissement Investissement Transaction consistant à acquérir des actifs fixes, des avoirs financiers ou des biens immatériels (une marque, un logo, des brevets…).
(en anglais : investment)
de 294 millions d’euros (près de 12 milliards d’anciens francs belges), a le soutien de la Banque mondiale Banque mondiale Institution intergouvernementale créée à la conférence de Bretton Woods (1944) pour aider à la reconstruction des pays dévastés par la deuxième guerre mondiale. Forte du capital souscrit par ses membres, la Banque mondiale a désormais pour objectif de financer des projets de développement au sein des pays moins avancés en jouant le rôle d’intermédiaire entre ceux-ci et les pays détenteurs de capitaux. Elle se compose de trois institutions : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l’Association internationale pour le développement (AID) et la Société financière internationale (SFI). La Banque mondiale n’agit que lorsque le FMI est parvenu à imposer ses orientations politiques et économiques aux pays demandeurs.
(En anglais : World Bank)
– et suscite l’indignation des Amis de la Terre qui, depuis dix ans, s’oppose au projet : Madagascar est paradis de biodiversité et, malgré les assurances de Rio Tinto (ils remettraient tout en état), malgré la neutralité bienveillante affichée par les botanistes de Kew Gardens à l’égard du projet (l’institution de réputation mondiale a bénéficié des largesses de la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
...), les Amis de la Terre craignent que le projet aura des effets désastreux sur l’environnement : « C’est toujours la même histoire, celle d’une multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
qui obtient exactement ce qu’elle veut, quels qu’en soient les coûts pour l’environnement », dit Tony Juniper, directeur des Amis de la Terre.

Source : The Observer, 7 août 2005