Filière bois. Deux usines de pâte à papier en Uruguay sont sources d’un conflit socio-environnemental en Uruguay.


Mardi 9 août 2005, GRESEA ASBL, 1098 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Le projet des sociétés Empresa Nacional de Celulosa de Espana (ENCE) et Botnia (Finlande) d’investir 600 millions et un milliard de dollars respectivement dans l’implantation de deux usines de pâte à papier, à dix kilomètres l’une de l’autre, sur la rivière Uruguay, à la frontière de l’Argentine, ne se déroule pas sans heurts. Le 30 avril dernier, quelque 35.000 personnes se sont réunies sur les sites retenus pour protester contre le projet, jugé polluant et vraisemblablement motivé par un souci d’éluder les règles environnementales sur les rejets toxiques (ici, des dioxines et des furanes, qui sont cancérigènes) en vigueur en Europe. Les opposants relèvent notamment que les études d’impact réalisées pour ces projets l’ont été par... les sociétés elles-mêmes, et ne peuvent donc être pas être objectives. Le conflit se double d’un litige inter-étatique, puisque l’Argentine menace de saisir les tribunaux internationaux si l’Uruguay ne respecte pas ses obligations en matière d’études d’impact.

Source : IPS Vlaanderen, 20 juillet 2005.