Texte de référence : Philips, haute technologie "low-cost".


Samedi 15 octobre 2005, Bruno Bauraind, 2073 signes.
Cet article a été visité 114 fois

Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

Version imprimable de cet article Version imprimable

Le groupe électronique Philips se porte bien en Belgique où il emploie encore plus de 4.000 personnes aujourd’hui. Le bénéfice net Bénéfice net Profit déclaré d’une société après avoir payé les intérêts sur les charges financières, comptabilisé les amortissements et réglé l’impôt des sociétés sur les bénéfices.
(en anglais : net income)
de l’entreprise est passé de 82 millions d’euros en 2004 à 153 millions d’euros en 2005. Pourtant, comme le montre la monographie que nos amis de SOMO ont réalisée en 2004 sur l’entreprise, la stratégie globale de la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
et certains évènements récents donnent néanmoins matière à interrogation sur la viabilité à long terme des sites belges et européens de l’entreprise. Ainsi, la fermeture du site d’Hasselt en 2002 qui a coûté près de 1.000 emplois est, peut-être, un avant-goût de ce qui attend les travailleurs européens du groupe. En effet, au début de la décennie 90, pour faire face à la concurrence asiatique, le groupe a décidé de réorganiser ses activités. La stratégie comporte essentiellement trois lignes directrices. Philips a tout d’abord pris la décision de fermer purement et simplement certains sites de production (l’exemple d’Hasselt). Ensuite, elle supprime ses investissements dans les secteurs les moins porteurs pour se concentrer sur quelques produits phares. Enfin, le meilleur pour finir, la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
hollandaise a décidé de délocaliser massivement ses activités vers des contrées "low costs" d’Amérique latine, d’Europe de l’Est ou d’Asie. Ainsi, depuis 1995, au fil des ventes, achats ou restructurations, Philips s’est séparé de 35% (89.000 salariés) de ses travailleurs. La mise en concurrence des travailleurs n’est pas un vain mot chez Philips. Dans sa recherche effrénée de sous-traitants à bas prix en Asie, la firme n’hésite pas, pour abaisser ses coûts de production, à délocaliser de Chine en…Chine : les travailleurs de Beijing et de Shanghai se faisant trop "gourmands", Philips prospecte dans les villes plus à l’ouest...

Source : "Royal Philips Electronics Compagny Profile", monographie de décembre 2004, (téléchargeable sur leur site http://www.somo.nl/ ) et archives Gresea.