Les caissières de Carrefour au Brésil sous pression.


Jeudi 1er septembre 2005, GRESEA ASBL, 1076 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Une étude réalisée par des chercheurs universitaires et syndicaux brésiliens sur les pratiques sociales de Carrefour au Brésil (quelque 200 super- et hypermarchés en 2002 employant 50.497 travailleurs dont 8% en sous-traitance Sous-traitance Segment amont de la filière de la production qui livre systématiquement à une même compagnie donneuse d’ordre et soumise à cette dernière en matière de détermination des prix, de la quantité et de la qualité fournie, ainsi que des délais de livraison.
(en anglais : subcontracting)
) illustre bien les politiques asociales pratiquées par les multinationales dans les pays du Sud. Les caissières, par exemple, n’ont pas la possibilité d’aller aux toilettes pendant la journée de travail (provoquant chez nombre d’entre elles des infections urinaires) et ne sont pas autorisées, les week-end, à quitter leur poste pour déjeuner ou goûter : elles doivent se contenter d’un "kit Danone" (cela ne s’invente pas) - qu’il leur faut sans doute manger debout puisque les postes de travail ont été conçus pour que le travail s’exécute à 100%, huit heures d’affilée, dans cette station... Ajoutons qu’un des abus les plus courants commis par les gérants consiste à exiger des journées de travail qui dépassent les horaires contractuels.

Source : Informations et Commentaires, n°127, avril-juin 2004