WikiLeaks et Bank of America : un audit transparent ?


Mercredi 5 janvier 2011, Erik Rydberg, 1531 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Une publicité de la comptabilité (financière et sociale) des entreprises plus conforme aux attentes des citoyens et des travailleurs est, chez ces derniers, une revendication qui s’est peu à peu installée dans les arènes politiques.

Une publicité de la comptabilité (financière et sociale) des entreprises plus conforme aux attentes des citoyens et des travailleurs est, chez ces derniers, une revendication qui s’est peu à peu installée dans les arènes politiques. Pour réclamer, par exemple, une législation plus contraignante. C’est loin d’être acquis. D’autres ont choisi une voie – mettons – moins consensuelle. Les multinationales ne veulent pas rendre publics leurs petits secrets ? On le fera pour eux ! C’est la menace que l’organisation de piratage des secrets d’alcôve WikiLeaks a brandie. En laissant entendre, parmi d’autres messages désagréables, qu’elle aurait en sa possession le disque dur d’un dirigeant de la Bank of America, réputée pour les aides publiques massives obtenues. Un signe ne trompe pas. Depuis que la menace de WikiLeaks a été rendue publique, le cours de l’action Action Part de capital d’une entreprise. Le revenu en est le dividende. Pour les sociétés cotées en Bourse, l’action a également un cours qui dépend de l’offre et de la demande de cette action à ce moment-là et qui peut être différent de la valeur nominale au moment où l’action a été émise.
(en anglais : share ou equity)
de la Bank of America a subi une sévère reculade. Les "marchés" prennent l’affaire au sérieux. Que les trusts bancaires de Wall Street ont pour habitude de manipuler leurs comptes et de les grossir d’actifs pourris est un secret de polichinelle – mais un déballage public, vous n’y pensez pas ! Commentant l’affaire, le journal note que, dans la mesure où "beaucoup de grosses entreprises sont aujourd’hui plus puissantes que de nombreux Etats, il n’est pas étonnant que les hautes écoles de l’espionnage s’intéressent aussi à elles". Voilà qui vaut d’être médité.

Source : Süddeutsche Zeitung, 5 janvier 2011.