Bouygues, Orange et SFR condamnés : "parodie de concurrence".


Mercredi 13 décembre 2006, Bruno Bauraind, 2058 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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La Cour d’appel de Paris a confirmé la décision du Conseil de la concurrence qui, en 2005, avait sanctionné les géants de la téléphonie mobile, Orange, Bouygues et SFR à une amende de 534 millions d’euros pour pratiques anticoncurrentielles. Entre 1997 et 2003, ces trois opérateurs ont échangé, chaque mois, des chiffres confidentiels concernant les ventes d’abonnements, ainsi que le nombre de clients qui les ont ayant résilié. De plus, entre 2000 et 2002, ils se sont entendus afin de stabiliser l’évolution de leur part de marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
respective. Selon l’association de consommateurs "UCF-Que choisir ?", ces pratiques auraient permis la fixation de prix artificiellement élevés au détriment des utilisateurs pour un préjudice estimé à entre 1,2 et 1,6 milliard d’euros... Cette victoire a néanmoins un petit goût amer. Selon l’association, l’ouverture du marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
aux MVNO (Tele2 ou NRJ par exemple) des opérateurs virtuels qui ne disposent pas de leur propre réseau radio et qui utilisent celui de l’un des trois opérateurs mobiles "historiques", n’a aucune influence sur les prix. les conditions d’accès à ces réseaux établies par Bouygues, Orange et SFR ne permettant pas aux nouveaux acteurs d’offrir une offre réellement concurrentielle. En avril 2005, L’ARCEP (Autorité française des Communications électroniques et des Postes) jugeait pourtant que, malgré l’arrivée des MVNO, les trois grands opérateurs gardaient une position dominante sur le marché. Cette analyse ne fut pas du goût de la Commission européenne qui cassa le jugement de l’autorité française en arguant des accords passés entre NRJ et SFR ou Télé 2 et Orange pour l’utilisation des réseaux. Si même les opérateurs alternatifs ne proposent pas de tarifs alternatifs, où se trouve la concurrence ?

Sources : La Tribune du 12 décembre 2006, article disponible sur le site : http://www.latribune.com/info/ ou sur le site de l’association UCF-Que choisir ? : http://www.quechoisir.org/