Carrefour se fait mécène : la culture est un créneau.


Vendredi 23 février 2007, Erik Rydberg, 1123 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Le "groupe" Luc Pire (chiffres d’affaires 2006 : 3 millions d’euros, + 31% comparé à 2005) regroupe aujourd’hui quatre titres, la maison d’édition du même nom, la Renaissance du Livre, le Grand Miroir et RTL éditions. Ceci explique cela : en 2005, Luc Pire a cédé 76% des parts de sa société à RTL-TVI. Sur cette lancée, prometteuse, il vient de s’associer à la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
des supermarchés Carrefour, un "mécène", selon ses propres termes, qui s’est engagé, outre un apport financier, à promouvoir l’écurie de l’éditeur dans ses sept magasins bruxellois et ses trente-deux hypermarchés de la partie francophone du pays. Carrefour financera aussi le stand du Grand Miroir à la Foire du Livre, à Bruxelles, fin février 2007. En échange de quoi ? Voilà qui reste opaque. Luc Pire explique les choses ainsi : "Je me suis mis à chercher des mécènes souhaitant soutenir la littérature francophone ; or, Carrefour, qui est le premier vendeur de livres du pays, souhaitait développer la culture dans ses magasins." Là, c’est le conte de fées.

Source : L’Echo du 14 février 2007.