JC Decaux accusé de corruption à l’aéroport de Bruxelles.


Dimanche 25 mars 2007, Erik Rydberg, 1376 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Le 15 mars 2007, la société Air Terminal Publicity (ATP) a déposé plainte avec constitution de partie civile pour corruption passive et active contre son concurrent JC Decaux et... contre son propre directeur. Le dossier est entre les mains di juge d’instruction Colette Calewaert. Bigre. En cause, le marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
des panneaux publicitaires dans et autour de l’aéroport national de Zaventem.qu’ATP exploite depuis 1965 et dont le contrat expire à la fin de 2007. Il "vaut" quelque 6 millions d’euros. Et ATP, naturellement, comptait à nouveau se porter candidat. C’est à ce moment que ses propriétaires découvrent que leur propre directeur, Jacques M. (65 ans, 30 ans de maison) joue double jeu. Et très maladroitement puisque, comme explique l’avocat d’ATP, Walter Van Steenbrugge, la correspondance entre le directeur ATP et JC Decaux établit que, "à la mi-novembre, JC Decaux lui demande des informations très sensibles", telles que des données commerciales, des listes de clients, etc. C’est, dit l’avocat, "du jamais vu : la preuve ultime, noir sur blanc et sur papier, d’une corruption." L’enquête interne menée par ATP fait apparaître que le directeur d’ATP aurait tuyauté JC Decaux en échange d’une promesse d’y obtenir une haute fonction. Il n’y a pas que les enfants qui jouent avec des allumettes.

Source : De Tijd, 17 mars 2007.