Sans humour, Electrabel (Suez) envoie la police chez Greenpeace.


Dimanche 25 mars 2007, Erik Rydberg, 1273 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Jeudi 22 mars 2007 à potron-minet, au siège de Greenpeace Belgique, chaussée de Haecht, à Bruxelles, les employés ont la surprise de voir débarquer une quinzaine de policiers. En mission commandée. Perquisition. Avec saisie, notamment, du serveur informatique. Tout cela pourquoi ? Tout cela parce qu’Electrabel, lasse de subir les actions d’agit-prop ludique de l’association arc-en-ciel (multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
, elle aussi), a introduit une plainte avec constitution de partie civile, en décembre 2006, contre l’énervant fauteur de troubles. Le 26 octobre 2006, par exemple, il a déposé un tas de charbon devant le siège d’Electrabel. Espiègle, il a aussi dessiné, façon moustaches de la Joconde, une fissure sur le bouclier en béton d’un réacteur à Tihange. Electrabel a sorti la grosse artillerie. Plainte et pas n’importe laquelle : pour association de malfaiteurs. Cela, c’est dans l’air du temps. Une critique, d’où qu’elle vienne et sous quelle forme que ce soit : tous des terroristes ! Alors qu’il eût si simple, et civilisé, et de bonne guerre, y compris pour le business des avocats (pensons-y ! doivent vivre aussi !) de traîner Greenpeace devant le juge de paix, pour trouble de voisinage, mettons.

Source : Le Soir, 23 mars 2007.