Celtel connecte l’Afrique.


Mercredi 30 mai 2007, Erik Rydberg, 1343 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Celtel est une "success story" africaine. Société opératrice d’un réseau de téléphonie mobile, elle dispose aujourd’hui de quelque 20 millions d’abonnés dans 15 pays d’Afrique. L’Economist a dressé le portrait de son créateur, Mo Ibrahim, un Soudanais formé en Egypte qui a fait ses débuts à la RTT soudanaise pour, ensuite, passer chez British Telecom et puis devenir son propre patron. L’histoire est intéressante à plus d’un titre. D’abord, naturellement, parce qu’elle démontre qu’il suffit de parier sur l’Afrique pour faire démentir sa réputation d’arriération économique. Et puis, amusant, par le jugement que Mo Ibrahim pose sur les grosses boîtes occidentales. De son passage à British Telecom, il a tiré une leçon : les grosses boîtes ont ceci de bon, dit-il, qu’elles donnent l’exemple de tout ce qu’il ne faut pas faire pour réussir. Des contre-modèles instructifs, dont il suffit d’appliquer les recettes à rebours. Mieux : l’expérience lui a appris que, vis-à-vis des grands patrons des grosses boîtes, il ne faut pas hésiter de passer à l’attaque : "Car je sais qu’ils sont inefficaces." Small is beautiful ? C’est, en tout cas, un joli pied de nez fait aux "champions" qui caracolent aux sommets des cotations boursières.

Source : The Economist, 26 mai 2007.