Deutsche Bahn, privatisation partielle.


Lundi 30 juillet 2007, GRESEA ASBL, 1509 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Le gouvernement allemand a l’intention de se séparer de 30% du capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
de la compagnie de chemin de fer nationale Deutsche Bahn. Montant de la vente : cinq à six milliards d’euros. C’est un record. Pour déterminer ce prix de vente, Berlin a estimé la valeur totale de la compagnie à 20 milliards d’euros. Cette cession d’actifs constitue l’épilogue de 13 ans de tiraillements mettant aux prises les gouvernements successifs aux militants de gauche et aux syndicats. Ces derniers avançaient que les partis au pouvoir se montraient moins intéressés par l’organisation du service Service Fourniture d’un bien immatériel, avantage ou satisfaction d’un besoin, fourni par un prestataire (entreprise ou l’État) au public. Il s’oppose au terme de bien, qui désigne un produit matériel échangeable.
(en anglais : service)
public que par l’apport en cash résultant d’une prise de contrôle partielle de la compagnie par le privé. L’an dernier, dans un rapport, les autorités allemandes estimaient que la compagnie (qui emploie 240.000 travailleurs et gère 34.000 kilomètres de rail) valait entre 10 et 16 milliards d’euros. L’accord du pouvoir législatif semblant d’avance acquis, les dirigeants de la Deutsche Bahn entendent déjà déterminer quelles banques seront habilitées à conduire l’opération. Deutsche Bahn se verra accorder une concession sur le réseau pour une durée de 15 ans. Cette formule constitue un compromis entre les partisans d’une formule à l’anglaise (établissant une séparation stricte entre les fonctions d’opérateur de réseau et de services) et les syndicats et militants de gauche déjà mentionnés, attachés au maintien d’un système intégré.

Source : Financial Times, 23/07/07