Renault et Nissan au Maroc ? Compétitif !


Jeudi 13 septembre 2007, Erik Rydberg, 1190 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Début septembre 2007, les constructeurs d’automobiles Renault et Nissan annoncent un investissement Investissement Transaction consistant à acquérir des actifs fixes, des avoirs financiers ou des biens immatériels (une marque, un logo, des brevets…).
(en anglais : investment)
de 600 millions d’euros pour la construction d’une usine commune dans la zone franche Zone franche Territoire d’un pays où certaines règles fiscales, sociales ou administratives en sont pas appliquées (ou à des taux très peu élevés) ; ces mesures sont prises en vue d’attirer des entreprises étrangères de venir s’installer dans le pays. de Tangiers (Maroc) en vue d’y produire par an quelque 400.000 véhicules "low cost", des modèles de la Logan s’agissant de Renault. Cela mérite un instant d’attention. Régulièrement, en effet, on entend que la justification principale des délocalisations et des investissements dans des pays lointains est la recherche de nouveaux marchés. Traduction, en l’espèce : les Marocains et les Marocaines seront bientôt inondés de publicités afin que ces 400.000 véhicules trouvent des acheteurs. C’est naturellement un conte de fées. Que dit le PDG de Renault, Carlos Ghosn ? Ceci : cette usine "sera plus compétitive que celles que Renault possède en Roumanie et en Turquie, et au moins aussi bon marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
que celles de Nissan en Chine." Cela a le mérite d’être clair. Tout comme l’article de presse qui en rend compte, lequel précise : des Logan "essentiellement destinés à l’exportation". C’est toujours mieux noir sur blanc.

Source Financial Times du 3 septembre 2007.