Petit feu rouge pour Microsoft.


Jeudi 20 septembre 2007, Erik Rydberg, 1330 signes.
Cet article a été visité 79 fois

Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

Version imprimable de cet article Version imprimable

L’information aura fait la Une de la presse économique. Après sept années d’une interminable procédure, Microsoft s’est finalement vu imposer une amende de 497 millions d’euros pour abus de position dominante par la Commission européenne. Qu’en conclure ? Microsoft, c’est une capitalisation boursière Capitalisation boursière Évaluation à un moment donné de la valeur boursière totale d’une firme ou, en additionnant toutes les sociétés cotées, d’une Bourse. Elle s’obtient en multipliant le nombre d’actions émises par le cours de ce titre au jour où l’estimation est faite.
(en anglais : market capitalization)
de 270 milliards de dollars, son patron "philanthrope" Bill Gates est un des hommes les plus riches de la Terre, le bénéfice net Bénéfice net Profit déclaré d’une société après avoir payé les intérêts sur les charges financières, comptabilisé les amortissements et réglé l’impôt des sociétés sur les bénéfices.
(en anglais : net income)
est de 14 milliards de dollars et, question position dominante, elle est écrasante : son système Windows fait tourner 92% des PC dans le monde et son système Office (Word, Excell, etc.) verrouille 90% du marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
des logiciels informatiques. L’amende ? Elle ne représente guère plus, comme souligne le Financial Times, "qu’une erreur d’arrondi" dans les comptes de Microsoft, une piqûre de moustique. Et la probabilité, pour les autorités publiques, de pouvoir imposer par régulation (à supposer que la volonté existe) un marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
libre débarrassé de toute position dominante "déloyale", est pour ainsi dire nulle. Il suffit, pour s’en convaincre, d’ouvrir les yeux, ne serait-ce que lors de nos achats alimentaires. Nestlé, Danone, Coca-Cola, Unilever : une fois sur deux, le choix se limite à cela.

Source : Les Echos et Financial Times du 18 septembre 2007.