Même Nestlé peut être subversif.


Vendredi 28 septembre 2007, Erik Rydberg, 1528 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Voici peu, Nestlé a piqué du nez à la Bourse Bourse Lieu institutionnel (originellement un café) où se réalisent des échanges de biens, de titres ou d’actifs standardisés. La Bourse de commerce traite les marchandises. La Bourse des valeurs s’occupe des titres d’entreprises (actions, obligations...).
(en anglais : Commodity Market pour la Bourse commerciale, Stock Exchange pour la Bourse des valeurs)
. Du jour au lendemain, son titre Titre Morceau de papier qui représente un avoir, soit de propriété (actions), soit de créance à long terme (obligations) ; le titre est échangeable sur un marché financier, comme une Bourse, à un cours boursier déterminé par l’offre et la demande ; il donne droit à un revenu (dividende ou intérêt).
(en anglais : financial security)
a chuté de 3%. Autant d’euros partis en fumée, pour utiliser le langage des analystes financiers. Alors, quoi ? Les ventes se portent mal ? Il y a eu des erreurs de stratégie ? Ou bien, pour renverser une argumentation bien connue, y aurait-il eu un couac dans la maîtrise des coûts salariaux ? D’ordinaire, en effet, lorsqu’une entreprise licencie en masse, le cours du titre Titre Morceau de papier qui représente un avoir, soit de propriété (actions), soit de créance à long terme (obligations) ; le titre est échangeable sur un marché financier, comme une Bourse, à un cours boursier déterminé par l’offre et la demande ; il donne droit à un revenu (dividende ou intérêt).
(en anglais : financial security)
grimpe en Bourse Bourse Lieu institutionnel (originellement un café) où se réalisent des échanges de biens, de titres ou d’actifs standardisés. La Bourse de commerce traite les marchandises. La Bourse des valeurs s’occupe des titres d’entreprises (actions, obligations...).
(en anglais : Commodity Market pour la Bourse commerciale, Stock Exchange pour la Bourse des valeurs)
. Dès lors qu’il dégringole, on pourrait en déduire que, a contrario, Nestlé a dû procéder à des embauches. C’est un peu cela. Le problème de Nestlé, c’est qu’il s’est offert un nouveau PDG, le Belge Paul Bulcke, 28 ans de métier dans la maison et, jusqu’ici, chef des opérations américaines, qui représentent 31% des ventes de la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
agroalimentaire suisse et 36% de ses profits. Une promotion interne, donc, on a récompensé les talents d’un membre du personnel. Mais, donc, la Bourse n’a pas apprécié. Elle lui a fichu une raclée. Car Bulcke avait un rival, le directeur financier Paul Polman (ex-Procter & Gamble), qui avait les faveurs des analystes financiers : un type de leur bord, un magicien de la calculette, un jongleur de la comptabilité créative, acquis aux intérêts Intérêts Revenus d’une obligation ou d’un crédit. Ils peuvent être fixes ou variables, mais toujours déterminés à l’avance.
(en anglais : interest)
court-termistes des "investisseurs". Nestlé a, subversif, préféré tabler sur une politique industrielle. La Bourse a eu des vapeurs. Les chiens aboient, la caravane passe.

Source : Financial Times, 25 septembre 2007.