Renault, Continental : travail peu "décent" en France.


Mercredi 26 septembre 2007, Erik Rydberg, 1218 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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La réputation de Renault n’est plus à faire. Suicides en chaîne de travailleurs soumis à un infernal régime d’ultra-compétitivité. Le Canard enchaîné en apporte de nouvelles preuves. Selon le témoignage de 41 ouvriers de l’usine Renault de Cléon (Seine-Maritime) recueilli par l’inspection du travail, les ouvriers accidentés reçoivent le "conseil" de ne pas prendre l’arrêt de travail prescrit par le médecin "parce que cela coûte cher à l’entreprise". C’est même érigé en système. Selon ce même rapport d’inspection, la direction de l’usine a conçu un "formulaire dit de Refus de déclaration d’accident de travail par l’intéressé". Cela ne s’invente pas. Et cela n’a rien d’un exemple isolé. Les Echos signalent que, le 5 septembre, la Sécurité sociale a reconnu – une première en France – qu’un ouvrier mort d’une crise cardiaque en janvier dernier dans l’usine de pneumatiques Continental "avait été victime d’un stress chronique causé par son travail". Sans commentaire. Le Tiers-monde et ses "sweatshops", c’est ici et maintenant, dans nos belles usines modernes.

Sources : Le Canard enchaîné du 26 septembre 2007 et Les Echos du 25 septembre 2007.