Banques centrales au secours des agioteurs.


Lundi 22 octobre 2007, GRESEA ASBL, 1736 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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A un moment, octobre 2007, où les instances européennes souhaitent faire adopter au pas de charge le "mini-traité constitutionnel", confirmant la Banque centrale Banque centrale Organe bancaire, qui peut être public, privé ou mixte et qui organise trois missions essentiellement : il gère la politique monétaire d’un pays (parfois seul, parfois sous l’autorité du ministère des Finances) ; il administre les réserves d’or et de devises du pays ; et il est le prêteur en dernier ressort pour les banques commerciales. Pour les États-Unis, la banque centrale est la Federal Reserve (ou FED) ; pour la zone euro, c’est la Banque centrale européenne (ou BCE).
(en anglais : central bank ou reserve bank ou encore monetary authority).
européenne dans son rôle de clé de voûte de la construction libérale et d’instrument de soumission de l’économie aux normes des marchés financiers, l’affaire ne manque pas de sel. La crise des titres spéculatifs de l’immobilier américain avait, en août 2007, semé un vent de panique. Du jour au lendemain, terrorisées les banques vont refuser de se prêter de l’argent au-delà d’une journée. D’où panne totale de liquidités. D’où injections massives de la Banque centrale Banque centrale Organe bancaire, qui peut être public, privé ou mixte et qui organise trois missions essentiellement : il gère la politique monétaire d’un pays (parfois seul, parfois sous l’autorité du ministère des Finances) ; il administre les réserves d’or et de devises du pays ; et il est le prêteur en dernier ressort pour les banques commerciales. Pour les États-Unis, la banque centrale est la Federal Reserve (ou FED) ; pour la zone euro, c’est la Banque centrale européenne (ou BCE).
(en anglais : central bank ou reserve bank ou encore monetary authority).
européenne. D’où, en Grande-Bretagne, vaudeville. Car la Banque d’Angleterre ne jouera pas le jeu, elle se refusera de sauver les spéculateurs. C’est la ligne officielle. Cela ne durera qu’un temps. Le temps de voir la débâcle prendre forme humaine, sur tous les écrans de télévisions, à la une de tous les journaux : ce sont les files, genre Grande Dépression Dépression Période de crise qui perdure, avec une croissance économique lente et un chômage important. C’est l’équivalent d’une crise structurelle.
(en anglais : depression).
, de petits épargnants battant le pavé devant les agences de Northern Rock, huitième banque britannique, menacée d’être emportée par la tourmente. Là, alors, la Banque d’Angleterre, championne du libéralisme Libéralisme Philosophie économique et politique, apparue au XVIIIe siècle et privilégiant les principes de liberté et de responsabilité individuelle ; il en découle une défense du marché de la libre concurrence. , va intervenir, elle va garantir les dépôts d’une banque à 100% privée. Du jamais vu. C’est naturellement intéressant. Car cela montre que les banques centrales, farouches de leur indépendance, opposées à toute ingérence des pouvoirs politiques élus, ont elles-mêmes toute latitude pour se substituer à ces derniers et mettre en œuvre la politique économique Politique économique Stratégie menée par les pouvoirs publics en matière économique. Cela peut incorporer une action au niveau de l’industrie, des secteurs, de la monnaie, de la fiscalité, de l’environnement. Elle peut être poursuivie par l’intermédiaire d’un plan strict ou souple ou par des recommandations ou des incitations.
(en anglais : economic policy).
de leur choix. Autant savoir.

Sources : Les Echos du 18 octobre 2007 et l’Humanité du 20 octobre 2007.