Unilever réorganise Miko (254 jobs à la trappe).


Lundi 19 novembre 2007, Erik Rydberg, 1589 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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En juillet 2007, Patrick Cescau, le PDG de la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
anglo-hollandaise Unilever, annonçait la suppression de quelque 20.000 emplois, dont la moitié environ en Europe. Les 493 travailleurs de l’usine de crème glacée Miko à Saint-Dizier savaient donc, plus ou moins, à quoi s’attendre. Premier acte de Prakash Patel, leur nouveau directeur, le 14 novembre 2007 ? Leur dire que trois des huit lignes de production seront délocalisées, d’ici juillet 2008, vers l’Italie, la Grande-Bretagne, la Hongrie et l’Allemagne. Avec perte sèche de 254 emplois. Non que l’usine ne soit pas rentable, c’est juste qu’elle ne l’est pas assez. Les responsables politiques locaux, avec à leur tête le député-maire UMP François Cornut-Gentille, ne seront pas loin de dénoncer un "licenciement boursier" (l’action Action Part de capital d’une entreprise. Le revenu en est le dividende. Pour les sociétés cotées en Bourse, l’action a également un cours qui dépend de l’offre et de la demande de cette action à ce moment-là et qui peut être différent de la valeur nominale au moment où l’action a été émise.
(en anglais : share ou equity)
Unilever grimpera de 3,37% à l’annonce) et, réunissant la Commission régionale de contrôle et d’évaluation des aides publiques aux entreprises, ont proposé d’annuler l’aide de 191.000 euros allouée à Miko pour la construction d’un entrepôt frigorifique. Pour mémoire, Miko, fondée en 1930 par la famille Ortiz, depuis rachetée par Unilever (27,7% du marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
des crèmes glacées en France), fabrique les glaces bien connues de la marque Carte d’Or : il n’est pas dit que le citoyen-consommateur-responsable, s’il lui venait l’idée de les bouder, aurait une quelconque influence sur la valeur de l’action Action Part de capital d’une entreprise. Le revenu en est le dividende. Pour les sociétés cotées en Bourse, l’action a également un cours qui dépend de l’offre et de la demande de cette action à ce moment-là et qui peut être différent de la valeur nominale au moment où l’action a été émise.
(en anglais : share ou equity)
en Bourse Bourse Lieu institutionnel (originellement un café) où se réalisent des échanges de biens, de titres ou d’actifs standardisés. La Bourse de commerce traite les marchandises. La Bourse des valeurs s’occupe des titres d’entreprises (actions, obligations...).
(en anglais : Commodity Market pour la Bourse commerciale, Stock Exchange pour la Bourse des valeurs)
. On a le poids qu’on a selon la posture qu’on adopte.

Source : Les Echos du 15 novembre 2007 et L’Humanité du 17 novembre 2007.