Rupert Murdoch monopolise l’information.


Vendredi 28 décembre 2007, Erik Rydberg, 1191 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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L’année 2007 aura été celle où le magnat de la presse Rupert Murdoch s’est offert, pour 5 milliards de dollars, son plus beau trophée, le Wall Street Journal, un des meilleurs journaux financiers du monde. Il a célébré cela, début décembre 2007, par une campagne de pub mondiale de 2 millions de dollars. Le Wall Street, cela en fait un de plus. (Via son groupe News Corp, Murdoch possède entre autres le Times, le Sun, le New York Post, HarperCollins, Fox News, MySpace et BSkyB.) Pour en apprécier correctement la signification, tant en termes de concentration (économique, financière, industrielle, sociale, politique) que d’uniformisation des esprits, une observation suffira amplement. Elle se trouve dans le livre "A Brief History of Neoliberalism" de David Harvey (Oxford University Press, 2005). A la page 35, il note, au sujet de la force de frappe de l’empire de presse de Ruport Murdoch, ceci : "L’ensemble des 247 rédacteurs en chef de ses journaux supposés indépendants ont, dans les quatre coins du monde, soutenu l’invasion par les Etats-Unis de l’Irak." Cela ne demande pas de longs commentaires.

Source : The Guardian, 14 décembre 2007.