Le chant de cygne de Zastava.


Mercredi 2 janvier 2008, GRESEA ASBL, 1157 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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L’information n’est donnée que par une brève mais elle est d’une poétique densité. Elle raconte que le "Département des Privatisations" serbe (on n’invente pas) va mettre en vente publique, en avril 2008, 90% de Zastava, une entreprise présentée comme – litote superbe – "le seul producteur d’automobiles" du pays. Mais on va donc vendre, sans doute en bon élève européen. Peut-être aussi parce que la Zastava, avec sa marque Yugo, reliquat d’une autre époque, ne vend ni ne produit guère, 15.000 véhicules en 2006, pour une capacité de 60.000. Ce qui a probablement joué aussi, outre les interventions militaires et la balkanisation du territoire national, c’est le marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
américain, où la Zastava a été introduite en 1986 pour, ensuite, dans les années nonante, subir de plein fouet le régime de sanctions imposé par Washington contre le gouvernement "voyou" de Belgrade. Le "ministre des Privatisations" serbe (on n’invente pas) s’est dit confiant de recevoir au moins deux offres de grosses entreprises internationales. C’est ce qu’on appelle positiver.

Source : Wall Street Journal du 28 décembre 2007.