Grève sur les salaires au Carrefour de Marseille.


Lundi 25 février 2008, GRESEA ASBL, 1456 signes.
Cet article a été visité 107 fois

Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

Version imprimable de cet article Version imprimable

Le 1er février 2008 est une date symbolique pour les syndicats français de la grande distribution. Pour la première fois s’est tenu un mouvement de grève de grande ampleur dans un secteur caractérisé par un faible taux de syndicalisation. La Centrale Générale des Travailleurs (CGT) a ainsi estimé à 80% le nombre d’enseignes touchées par la grève dans l’hexagone, reflet de conditions de travail toujours plus précaires dans le secteur. En effet, la grande distribution est un réservoir de travailleurs pauvres qui, pour un tiers, travaillent à temps partiel pour un salaire "flirtant" avec le seuil de pauvreté (820 euros par mois). A Marseille, les salariés du plus grand Carrefour de la ville ont décidé de poursuivre le mouvement en revendiquant tout d’abord une revalorisation salariale (une caissière gagne environ 840 euros pour 30 heures prestées) et des contrats de travail moins flexibles (lire : précaires) qui ont rapporté 140 millions d’euros au groupe Carrefour en 2007 grâce aux baisses de charge patronale sur les bas salaires. Les travailleurs ont peu à peu dû limiter leurs exigences à une augmentation du ticket-restaurant (de 3 euros à 4,50 euros par jour) en obtenant, après deux semaines de grève, une hausse… de cinquante centimes.

Sources : Les Echos du 4 février 2008, Le Canard enchaîné du 20 février 2008 et Le Figaro, article mis en ligne le 17 février 2008.