Lettre d’info du Gresea n°52


Novembre 2011

Lundi 7 novembre 2011, Bruno Bauraind, 8578 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Un autre monde, c’est penser autrement

 

 Soirée projection-débat du Gresea : "Capitalisme Capitalisme Système économique et sociétal fondé sur la possession des entreprises, des bureaux et des usines par des détenteurs de capitaux auxquels des salariés, ne possédant pas les moyens de subsistance, doivent vendre leur force de travail contre un salaire.
(en anglais : capitalism)
et patriarcat" le 23 novembre 18h

Dans le cadre de la Quinzaine des femmes, le Gresea organise avec le soutien de la Ville de Bruxelles une Soirée Projection-débat "Capitalisme Capitalisme Système économique et sociétal fondé sur la possession des entreprises, des bureaux et des usines par des détenteurs de capitaux auxquels des salariés, ne possédant pas les moyens de subsistance, doivent vendre leur force de travail contre un salaire.
(en anglais : capitalism)
et patriarcat" le mercredi 23 novembre à partir de 18h.
La lutte pour l’émancipation des femmes doit-elle se faire sans prendre en compte les rapports de domination entre les classes ? Le patriarcat et le capitalisme sont-ils deux logiques indépendantes ? Quelle relation entretiennent ces deux systèmes de domination ?
Autant de questions qui pourront être discutées lors du débat qui suivra la projection en présence de Marcela de la Peña du Monde selon les femmes et Isabelle Stengers philosophe et historienne des sciences, chargée de cours à l’Université Libre de Bruxelles
Entrée gratuite
Projection du film "La domination masculine" de Patric Jean à 19h
Boissons et petite restauration à prix libre
Au Collectif Garcia Lorca,
47/49, rue des Foulons à 1000 Bruxelles. Accès en tram : 81 et 82, descendre à l’arrêt Bodeghem, 4, 32, 55 et 56, descendre à l’arrêt Anneessens. Accès en métro ou en train : Arrêt Gare du Midi.

 

 Formation du Gresea sur les multinationales : 3e volet le 30 novembre

Dans le cadre de son cycle de formation "Les chaînes d’approvisionnement mondialisées : de l’usine au consommateur" élaboré avec l’appui de la Coopération au développement belge, le Gresea vous convie au 3e volet de cet exercice collectif de décryptage, organisé en collaboration avec le Collectif Formation Société. A l’agenda, cette fois, deux éléments sub-stan-tiels de notre quotidien mondialisé : la nature et l’argent. La nature parce que tout ce que nous consommons repose, en dernière instance, sur des matières premières : fer, cuivre, blé, pétrole – qui nous livrent sur un plateau les pays en développement, presque pour rien. Miracle que voilà ? Non, un business plutôt lucratif. Et puis c’est l’argent, car tout doit être chiffré avant que d’être monnayé, acheté, revendu et consommé : qui est-ce qui y gagne et qui y perd ? comment s’organise ce petit jeu-là ? c’est ce que la comptabilité des entreprises permet, avec un peu de méthode et perspicacité, de découvrir. Poser un regard critique sur les dessous de table des matières premières dans notre quotidien, chiffrage comptable à l’appui, est l’exercice citoyen auquel cette formation entend contribuer. Elle se déroulera le mercredi 30 novembre dans les locaux du Collectif Formation Société, 26 rue de la Victoire à 1060 Bruxelles (Saint-Gilles), de 9 à 15 heures, avec un break de 12 à 13h (sandwichs et boissons sont prévus). L’inscription est gratuite, mais obligatoire, de préférence avant le 29 novembre, soit par courriel gresea skynet.be soit par téléphone 02/219.70.76.

 

 Observatoire des Entreprises : Rossel, Hersant, Apple & Co

Les médias occidentaux, souvent prompts à mettre en cause l’absence de liberté de la presse dans les pays de la périphérie lorsque vient le temps de commenter les interventions "humanitaires" et "démocratisantes" des puissances occidentales, devraient certainement jeter un œil dans leur arrière-cour. Si cette liberté reste consacrée dans les constitutions au Nord, elle est aujourd’hui soumise à la règle des fusions et acquisitions dans la pratique. Rossel (Le Soir) et Hersant (L’Est Républicain) font aujourd’hui cause commune avec pour le second, l’espoir de voir ses créanciers effacer une partie de son ardoise (100 millions d’euros). "Synergie" et "petits cadeaux bancaires", de quelle indépendance s’agit-il ?
Si les férus de téléphonie mobile pleurent, depuis quelques jours, la disparition de l’emblématique patron d’Apple, Steve Job, les petites mains asiatiques qui produisent les IPhone, IPad ou encore IPod ont sans doute d’autres chats à fouetter. Derrière la success-story du groupe à la pomme se cache en effet une chaîne d’approvisionnement extrêmement fragmentée qui, par la mise en concurrence des sous-traitants, permet l’écrasement des salaires et des conditions de travail en Asie.
Ont également été traités en ce mois de novembre : Abbott, Anglo-American et De Beers, Inéos

 

 Une jeunesse en dépréciation salariale

La dépréciation salariale renvoie à la part qu’occupent les salaires dans la valeur ajoutée Valeur ajoutée Différence entre le chiffre d’affaires d’une entreprise et les coûts des biens et des services qui ont été nécessaires pour réaliser ce chiffre d’affaires (et qui forment le chiffre d’affaires d’une autre firme) ; la somme des valeurs ajoutées de toutes les sociétés, administrations et organisations constitue le produit intérieur brut.
(en anglais : added value)
. Depuis le début des années 80, cette part salariale ne cesse de s’effriter en Europe et elle concerne particulièrement la jeunesse touchée de plein fouet par les conséquences de ce phénomène. Un chômage important qui touchera tout d’abord les jeunes moins qualifiés avant que, au tournant des années 90, le capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
scolaire ne constitue plus une assurance pour l’emploi. Pour en savoir plus, cliquez ici

 

 Halte à la décroissance

Cet argumentaire critique de la notion de la décroissance s’inscrit dans le débat - nécessaire, y compris du point de vue théorique - sur la théologie du "toujours produire plus" qui guide les élites aussi bien économiques que politiques. Un monde meilleur, qui n’en veut pas ? Cependant, la critique d’un concept ne doit pas nécessairement mener à l’apologie de son opposé. Pour en savoir plus, cliquez ici

 

 Le développement en débat : nouveau costume pour les ONG

Les deux coupoles d’ONG francophones belges, CNCD et Acodev, organisent en novembre 2011 une Université d’automne. Elle aura pour sujet la réforme des principes qui guident l’action Action Part de capital d’une entreprise. Le revenu en est le dividende. Pour les sociétés cotées en Bourse, l’action a également un cours qui dépend de l’offre et de la demande de cette action à ce moment-là et qui peut être différent de la valeur nominale au moment où l’action a été émise.
(en anglais : share ou equity)
des ONG. Pour le Gresea, c’est l’occasion d’en discuter sur le fond les lignes de force – et non se contenter de sonder l’état de préparation des ONG pour s’y adapter. Pour une mise en débat du rôle que sont censées jouer les ONG dans les relations Nord-Sud, cliquez ici

 

 "La crise de trente ans" par Henri Houben

Dans son livre "La crise de trente ans" (éditions Aden, 480 pages, 25 euros hors frais de port), Henri Houben prend le parti de remonter aux origines de la crise actuelle, en retournant en 1973, quand la première tempête a secoué le monde de la production. Il décortique les multiples tentatives du système pour colmater les brèches depuis lors. Il montre que les solutions temporaires d’hier pour surmonter les récessions périodiques ont créé les conditions d’une crise mondiale majeure aujourd’hui, jamais vue depuis la grande crise des années trente. Disponible au Gresea (sur place, 11, rue Royale à 1000 Bruxelles ou sur demande par courriel : gresea skynet.be).

 

 Midi d’Econosphères n°10 : "La mise au pas des marchés financiers"

Les marchés financiers "s’inquiètent" ou "s’affolent". Ils font pression sur les Etats et ils auraient même "toujours raison face aux politiques" (Le Figaro du 4 novembre 2011). Pendant que les citoyens des Etats membres de l’Union européenne Union Européenne Ou UE : Organisation politique régionale issue du traité de Maastricht (Pays-Bas) en février 1992 et entré en vigueur en novembre 1993. Elle repose sur trois piliers : les fondements socio-économiques instituant les Communautés européennes et existant depuis 1957 ; les nouveaux dispositifs relatifs à la politique étrangère et de sécurité commune ; la coopération dans les domaines de la justice et des affaires intérieures. L’Union compte actuellement 27 membres : Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas (1957), Danemark, Irlande, Royaume-Uni (1973), Grèce (1981), Espagne, Portugal (1986), Autriche, Finlande, Suède (1995), Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Slovaquie, Slovénie, Tchéquie (2004), Bulgarie, Roumanie (2007).
(En anglais : European Union)
font face à des politiques d’austérité Austérité Période de vaches maigres. On appelle politique d’austérité un ensemble de mesures qui visent à réduire le pouvoir d’achat de la population.
(en anglais : austerity)
qui rappellent fortement les plans d’ajustement structurel imposés à partir des années 80 aux Etats du Sud, un flou artistique est maintenu autour de ces marchés et du rôle qu’ils jouent dans la crise qui frappe les économies européennes.
Qu’est-ce que ces marchés financiers ? Comment fonctionnent-ils ? Qui sont les acteurs qui se cachent derrière ce "doux euphémisme" ?
Autant de questions qui seront discutées lors du prochain midi d’Econosphères, le 25 novembre dans les locaux de l’université populaire à Bruxelles. Pour en savoir plus : http://www.econospheres.be/spip.php?article217