Programme d’action 2009-2010

Réglementation des multinationales


Mardi 26 avril 2011, GRESEA ASBL, 2953 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Classiquement, le fonctionnement des entreprises est soumis aux lois et règlements – plus ou moins contraignants, c’est affaire de rapport de forces – du pays où elles sont établies. Leurs activités se sont cependant largement internationalisées – la "mondialisation", dit-on parfois. Les lois et les règles, lorsqu’elles opèrent à l’étranger, et en particulier dans le Tiers-monde, n’offrent souvent qu’une très faible protection aux travailleurs.

Ajouter à cela que, partout, dans les faits comme dans les consciences, la tendance est au relâchement de la règle de droit, auquel les entreprises cherchent, avec succès, à substituer une "autorégulation volontaire" faiblement garantie par des "codes" et des "chartes" dont la valeur est essentiellement morale – ou publicitaire.

C’est dire que la "police des multinationales" est devenu un champ miné. Y compris pour le Gresea, dont le point de départ est la contradiction entre "économie du travail et économie du capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
", pour utiliser la formule de Riazanov (1922). Œuvrer pour un fonctionnement plus "social" des entreprises, que ce soit par voie réglementaire ou par voie de codes volontaires, ne modifiera en rien le problème de fond : une exploitation de l’homme par l’homme. On en viendra même à considérer que cette exploitation est normale pourvu qu’elle soit "décente" – ou conforme aux "normes internationales de base", qui n’ont jamais eu d’autre fonction que de donner une forme légale à cette exploitation : économie du capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
contre économie du travail. C’est donc perdre de vue la question essentielle : produire pour qui, comment et pourquoi ?

Donc, champ miné, extrêmement teinté d’idéologie. Il mériterait, en soi, une analyse : pourquoi, aujourd’hui, le thème de la régulation des entreprises exerce-t-il un tel attrait ? cela répond à quoi, à quels intérêts Intérêts Revenus d’une obligation ou d’un crédit. Ils peuvent être fixes ou variables, mais toujours déterminés à l’avance.
(en anglais : interest)
 ? La tâche reste urgente. Cela n’empêche pas le Gresea, parallèlement, d’apporter un soutien et une participation critiques aux initiatives d’associations qui, par une meilleure police des multinationales, visent à améliorer le cadre légal ou paralégal à l’intérieur duquel les travailleurs cherchent à bâtir un rapport de forces qui leur soit favorable. On en trouvera la liste, ci-dessous.

Programme d’action Action Part de capital d’une entreprise. Le revenu en est le dividende. Pour les sociétés cotées en Bourse, l’action a également un cours qui dépend de l’offre et de la demande de cette action à ce moment-là et qui peut être différent de la valeur nominale au moment où l’action a été émise.
(en anglais : share ou equity)
2009-2010

1er volet : Ducroire
2e volet : Transparence et reporting social
3e volet : Normes OCDE OCDE Organisation de Coopération et de Développement Économiques : Association créée en 1960 pour continuer l’œuvre de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) chargée de suivre l’évolution du plan Marshall à partir de 1948, en élargissant le nombre de ses membres. A l’origine, l’OECE comprenait les pays européens de l’Ouest, les États-Unis et le Canada. On a voulu étendre ce groupe au Japon, à l’Australie, à la Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, l’OCDE compte 34 membres, considérés comme les pays les plus riches de la planète. Elle fonctionne comme un think tank d’obédience libérale, réalisant des études et analyses bien documentées en vue de promouvoir les idées du libre marché et de la libre concurrence.
(En anglais : Organisation for Economic Co-operation and Development, OECD)

4e volet : Empreinte sociale
5e volet : Economie sociale
6e volet : Sous-traitance Sous-traitance Segment amont de la filière de la production qui livre systématiquement à une même compagnie donneuse d’ordre et soumise à cette dernière en matière de détermination des prix, de la quantité et de la qualité fournie, ainsi que des délais de livraison.
(en anglais : subcontracting)
et responsabilité solidaire
7e volet : Entreprise et droits de l’Homme
8e volet : Vers un syndicalisme syndicalisme transnational ?

Les coalitions

Plateforme "Ducroire"
Campagne "Travail décent"
Coalition OCDE OCDE Organisation de Coopération et de Développement Économiques : Association créée en 1960 pour continuer l’œuvre de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) chargée de suivre l’évolution du plan Marshall à partir de 1948, en élargissant le nombre de ses membres. A l’origine, l’OECE comprenait les pays européens de l’Ouest, les États-Unis et le Canada. On a voulu étendre ce groupe au Japon, à l’Australie, à la Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, l’OCDE compte 34 membres, considérés comme les pays les plus riches de la planète. Elle fonctionne comme un think tank d’obédience libérale, réalisant des études et analyses bien documentées en vue de promouvoir les idées du libre marché et de la libre concurrence.
(En anglais : Organisation for Economic Co-operation and Development, OECD)

Coalition européenne pour une justice des entreprises
Campagne Vêtements Propres
Réseau contre la spéculation Spéculation Action qui consiste à évaluer les variations futures de marchandises ou de produits financiers et à miser son capital en conséquence ; la spéculation consiste à repérer avant tous les autres des situations où des prix doivent monter ou descendre et d’acheter quand les cours sont bas et de vendre quand les cours sont élevés.
(en anglais : speculation)