Ford et progrès social


Lundi 7 février 2011, Erik Rydberg, 873 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Parfois, il suffit de quelques chiffres pour voir en quoi consiste le progrès social. En 1914, un ouvrier de Detroit gagnait 5 dollars par jour et l’automobile qui sortait de ses mains coûtait alors 360 dollars. Au bout de 70 jours, à supposer qu’il arrive à épargner l’entièreté de son salaire, il pouvait se l’acheter. On change les jours en années et, donc, environ septante ans plus tard, voyons ce que cela donne en termes de progrès social. L’ouvrier, désormais, est mexicain, il travaille à l’usine Ford de Hormosillo. Il gagne 200 dollars par semaine mais l’automobile qu’il a produite coûte maintenant 20.000 dollars. Il lui faudra donc 100 semaines, près de deux ans, pour s’en acheter une, toujours en supposant qu’il épargne chaque dollar gagné. Il n’y a rien à ajouter.

Source : Edward Lutwak, "Le turbo-capitalisme Capitalisme Système économique et sociétal fondé sur la possession des entreprises, des bureaux et des usines par des détenteurs de capitaux auxquels des salariés, ne possédant pas les moyens de subsistance, doivent vendre leur force de travail contre un salaire.
(en anglais : capitalism)
", 1999.