Lettre d’information du Gresea

 

Gresea Echos n°69 : " L’acier dans la vieille Europe : Liège, Florange, Madrid,… on tourne la page ? "}

Depuis plusieurs mois la sidérurgie européenne boit la tasse. Le géant mondial ArcelorMittal vient de fermer coup sur coup les sites de Liège, Florange, Madrid et depuis quelques semaines ceux du Luxembourg. On ne compte plus les "arrêts temporaires à durée souvent indéterminée", comme en Roumanie ou en Pologne. L’industrie sidérurgique européenne est menacée par la santé précaire de ses principaux clients, mais aussi par le redéploiement industriel et financier d’un groupe multinational, ArcelorMittal. Pour comprendre les causes et les conséquences de la lente agonie de ce qui fut longtemps l’épine dorsale de l’économie de nos régions, le Gresea vous propose un tour d’horizon "sidérurgique" avec en toile de fond une société transnationale, ArcelorMittal et une question : y a-t-il encore un avenir pour cette industrie en Belgique ?

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Grand angle : Syndicalisme transnational made in ArcelorMittal

Syndicalisme transnational made in ArcelorMittal. Face à la crise qui touche la sidérurgie européenne et au désengagement d’ArcelorMittal du vieux continent, les sidérurgistes européens ont décidé de se doter d’un outil de négociation européen. Le Groupe de Dialogue Social (GDS) rassemble 9 représentants des sites "nationaux" et 3 membres de la Fédération Européenne de la Métallurgie. Ce collège de concertation supranational est l’embryon d’une première délégation syndicale européenne.
Riposte proportionnée à l’offensive : Mittal est transnational. Il faut donc discuter à cette table. Premier résultat visible de cette initiative, le 7 décembre 2011, lors d’une journée d’actions syndicales communes aux 9 sites de production européens du géant de la sidérurgie. Connaîtra-t-elle des lendemains ? On en lira ici l’analyse prospective, extraite du Gresea Échos n°69 paru en mars 2012.

Angle mort : La compétitivité, une obsession malsaine

Que sera la Wallonie dans dix ans ? Personne ne peut le dire avec certitude. Néanmoins, le gouvernement wallon a lancé un plan Marshall, puis un plan marshall.2vert. Des politiques économiques dont la philosophie s’inspire fortement des plans européens en matière de compétitivité : la stratégie de Lisbonne et "Europe 2020" qui lui fait suite. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Observatoire des Entreprises : Nestlé, Mars & Co.

Quelqu’un se souvient-il du sympathique Solex, ce petit "vélo à moteur" produit en France et qui était à l’Harley Davidson ce que la sympathique 2CV était à la BMW ? Son histoire prit temporairement fin en 1988. Surfant sur la vague écolo, il est aujourd’hui ressuscité par le groupe CIBLE. Seule différence et signe des temps, le Solex sera désormais "made in China".
On sait les autorités européennes soucieuses de protéger la concurrence. Une concurrence que les sociétés transnationales n’apprécient guère. Ainsi, le marché de la croquette pour animaux est contrôlé par trois entreprises agroalimentaires : Nestlé, Mars et Colgate-Palmolive. Ces dernières condamnées pour entente sur les prix devront finalement s’acquitter ensemble de 35,5 millions d’euros. L’histoire dira si de tels montants permettent d’ouvrir un marché…

Le développement en débat (III) : Au Sud, on teste l’État-Lego

Le langage de la Coopération internationale parle désormais de "state building" et de "social engeneering". En français, construction d’États et ingénierie sociale. Conditionnalité financière et politique, cette recolonisation est loin d’être seulement une question de sémantique. En réalité, ce n’est pas neuf. Pour en savoir plus, voyez notre newsflash n°98.

La crise, c’est tout relatif

Lors d’un séminaire sur le pouvoir d’achat et la précarité, organisé par le Cepag à Namur le vendredi 30 mars 2012, Christine Mahy (Réseau wallon de lutte contre la pauvreté) a rappelé que, frais de rentrée scolaire obligent, les non paiements de loyer connaissent un pic en septembre. On bouche un trou pour en creuser un autre. Jongleries de la misère. Le même jour, la RTBF informait de l’action syndicale contre le patron de Bekaert qui a vu son salaire augmenté de 32% pour atteindre 150.000 euros par mois… La crise, c’est tout relatif ! Pour en savoir plus, voyez notre newsflash n°99.