Tout se passe « comme si » une bande de comploteurs manipulait l’économie mondiale et les États dans le sens d’un néolibéralisme sans pitié. Nous savons que cette bande de comploteurs n’existe pas, mais qu’à des niveaux divers, dans des endroits et institutions multiples, des intellectuels mêlés à des hommes d’affaires œuvrent à défendre et à mettre en pratique les idéologies néolibérales. Certains de ces groupes s’attellent à faire avancer, dans les décisions économiques et politiques, les intérêts bien concrets des firmes qui les emploient : c’est ce qu’on appelle les « lobbies ». D’autres groupes, moins liés directement à des intérêts corporatistes ou individuels, s’efforcent, éventuellement d’une manière légitimée, de faire triompher des décisions favorables à l’ensemble du patronat et des capitalistes. D’autres groupes enfin mènent la bataille des idées néolibérales et se font rencontrer tous ceux qui croient que le règne du marché est la meilleure chose qui puisse arriver à l’humanité.

Il y a donc tout un éventail qui va du lobbying pur et simple à la représentation officialisée du patronat (au niveau mondial, la Chambre de Commerce et d’Industrie, au niveau européen, l’Unice), en passant par toutes espèces de sociétés, de forums et lieux de concertation.[!sommaire]

P.-S.

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STN et lobbying