Suzuki a décidé de racheter la part que Volkswagen détenait depuis 2009 dans le capital du constructeur japonais, soit 19,9%. L’accord global portait sur un échange de technologies dans la production de petites voitures. Mais le groupe nippon se plaint qu’il n’y ait pas eu de transfert de la part de la firme allemande. Pour sa part, VW accuse l’entreprise du Soleil levant d’avoir acheté des moteurs diesel à un concurrent, Fiat.

Fin 2011, Suzuki avait émis son intention d’arrêter la coopération avec VW, mais les deux conglomérats ne s’entendaient pas sur les termes de la rupture. Il a fallu l’arbitrage du tribunal de la Chambre internationale de commerce fin août 2015, qui a donné en grande partie raison, finalement, à Suzuki, pour débloquer la situation.

Le coût de ce rachat est estimé à 3,5 milliards d’euros, une manne financière providentielle pour un constructeur allemand en pleine crise du diesel. Parallèlement, la part de 1,5% détenue par Suzuki dans VW a été reprise par Porsche, déjà actionnaire majoritaire. Le holding familial détiendra donc dorénavant 52,2% du groupe allemand, venant de 50,7%.


Sources : Automotive News 30 août 2015, 16 septembre 2015, Les Echos 31 août 2015, 26 septembre 2015.