La publication des résultats 2015 de Volkswagen n’a pas manqué de faire du bruit. Perte nette sèche de 1,6 milliards d’euros, soit quelque 64 milliards de nos anciens francs belges – et son premier déficit depuis 1993, sa plus grosse perte en 79 années d’existence. C’est comme on dit "suite et pas fin" de la saga du logiciel truqueur (installé sur 11 millions de véhicules, pour mémoire), dont les tracas judiciaires ont obligé le constructeur allemand à provisionner 16,2 milliards d’euros pour débours et dédommagements divers (contre 6,7 milliards au trimestre précédent : ce genre d’aléas, on sait où ça commence, pas où ça finit). Les prévisions 2016 ne sont guère plus réjouissantes, la direction s’attendant à une chute du chiffre d’affaires de l’ordre de 5%. Ajouter à cela que, selon une "analyste" de la banque Barclays, l’ardoise finale du scandale des bagnoles au diesel truquées pourrait atteindre 25 milliards… Les actionnaires rient jaunes : le dividende qui leur est versé pour ne rien faire a été réduit de 98%, ce qui fait entre 11 et 17 centimes par action (contre 4,8€ à l’exercice précédent), autant dire rien. Tout va très bien, Madame la Marquise ?

Sources : Financial Times et Le Figaro du samedi 23 avril 2016.