Retour sur les inégalités économiques et leur évolution en Belgique. En partenariat avec la MWB-FGTB et Afin-A, le Gresea propose une mise en perspective historique de l’évolution du rapport capital-travail en Belgique.

Année après année, la banque Crédit Suisse dresse le même constat dans ses rapports sur l’évolution de la distribution de la richesse (le patrimoine) dans le monde : les inégalités économiques s’accentuent. En 2017, les 70 % les plus pauvres de la population mondiale disposaient de 2,7 % de la richesse totale alors que les 0,7 % les plus riches de cette même population en détenaient 45,9 %. Et si on élargit le spectre aux 9 % les plus riches de la population mondiale, on s’aperçoit que cette classe sociale possède 85,6 % du patrimoine mondial1. Il y a quelques années, cette structure des inégalités à l’échelle de la planète faisait dire à l’ancien prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, qu’en réunissant les 85 plus grandes fortunes mondiales dans un autobus, il y aurait dans ce bus une richesse équivalente à celle que détient la moitié la plus pauvre de l’humanité.

Cette croissance des inégalités économiques, qui détermine en grande partie les inégalités sociales, culturelles et politiques, ne doit rien au hasard. Il s’agit de la principale conséquence de l’avènement d’un cycle du capitalisme qu’on dénomme le plus souvent par les termes de « financiarisation » ou de « capital financier ». Ce cycle prend son origine au XIXe siècle et il atteint sa pleine puissance aujourd’hui.

Pour l’analyse complète en français

Pour l’analyse complète en néerlandais

 


Pour citer cet article :

Bruno Bauraind, "Le salaire des Belges : création et distribution en Belgique" décembre 2018, texte disponible à l’adresse :
[http://www.gresea.be/Le-salaire-des-Belges]