Allianz SE est le numéro un de l’assurance en Europe et, en Allemagne, son fief, le recordman des profits, 7 milliards d’euros en 2006 et, à prendre pour argent comptant ses prévisions, 8 milliards en 2007. Ces beaux résultats n’ont pas empêché le titre de chuter de 1,8% lors de leur présentation, sans doute à cause d’une exposition au sulfureux marché spéculatif des prêts hypothécaires pourris made in USA ("subprime"), dans lequel la boîte a englouti 1,7 milliard. Voilà qui ne devrait pas, cependant, gâcher les perspectives de croissance, notamment grâce à la privatisation des systèmes de pension dans l’Europe élargie car, comme l’indique une étude d’Allianz, qui y est fort actif, le marché des pensions en Europe centrale et orientale va croître de 19% jusqu’en 2015. Cette croissance, précise l’étude, est poussée par "la réforme des systèmes de pension dans une région où les gouvernements sabrent dans les dispositifs publics de pension. La retraite en devient une responsabilité individuelle, souvent par le biais de contributions obligatoires à des fonds de pension." On va citer Brigitte Miksa, responsable du département pensions internationales chez Allianz. "Dans beaucoup de cas," dit-elle, "ces réformes ont été plus radicales et plus courageuses que celles menées en Europe occidentale." Candeur désarmante.

Sources : The Financial Times du 30 juillet 2007 et Les Echos du 6 août 2007.
[!sommaire]